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Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : règles, paiement et cas particuliers

Si vous occupez, louez ou possédez un logement meublé en France qui n’est pas votre résidence principale, vous pouvez être concerné par la taxe d’habitation.

Les règles ont changé ces dernières années, mais le principe est désormais plus simple.

Aujourd’hui, la taxe d’habitation ne s’applique plus aux résidences principales, mais elle reste due pour les résidences secondaires.

Qu’est-ce que la taxe d’habitation ?

La taxe d’habitation est un impôt local perçu par les collectivités territoriales. Elle dépend de l’usage du logement, et non uniquement du fait d’en être propriétaire.

Jusqu’à récemment, la taxe d’habitation concernait presque tout le monde, que l’on soit propriétaire ou locataire. Depuis 2023, elle a été supprimée pour les résidences principales.

Aujourd’hui, elle concerne surtout les logements meublés utilisés comme résidences secondaires ou de façon occasionnelle.

Qui doit payer la taxe d’habitation aujourd’hui ?

Vous êtes redevable de la taxe d’habitation si, au 1er janvier de l’année d’imposition, vous avez la jouissance d’un logement meublé qui n’est pas votre résidence principale.

Cela peut concerner :

  • le propriétaire qui utilise le logement comme résidence secondaire ;
  • une personne disposant d’un droit d’usage, comme un usufruitier ;
  • un locataire qui occupe le logement comme résidence secondaire.

Par exemple, vous pouvez devoir payer la taxe d’habitation si :

  • Vous louez un appartement meublé à Paris comme pied-à-terre, alors que votre résidence principale est dans une autre ville.
  • Vous êtes propriétaire et vous utilisez le logement uniquement pour vos séjours ponctuels : vacances, déplacements professionnels.
  • Vous disposez d’un logement pour des raisons professionnelles ou d’un logement de fonction, tout en conservant une autre résidence principale ailleurs.

Faut-il payer la taxe d’habitation pour un logement de fonction ?

Si vous disposez d’un second logement pour des raisons professionnelles, ou si vous occupez un logement de fonction, celui-ci est généralement considéré comme une résidence secondaire.

Dans ce cas, vous devrez en principe payer la taxe d’habitation pour ce logement, même si vous ne l’utilisez que dans le cadre de votre activité professionnelle.

Toutefois, si votre activité professionnelle vous oblige à résider dans un lieu différent de votre résidence principale, vous pouvez demander à être exonéré de la majoration des résidences secondaires, sous certaines conditions.

Quels types de logements sont concernés ?

La taxe d’habitation s’applique principalement aux logements meublés, c’est-à-dire lorsqu’ils comportent l’équipement nécessaire à la vie quotidienne : lit, table, chaises, cuisine équipée, etc., et qui ne constituent pas la résidence principale de l’occupant.

Elle peut également concerner les dépendances associées au logement, comme :

  • un garage ;
  • une place de parking ;
  • une cave ;
  • une annexe.

Les logements non meublés ne sont en principe pas concernés par la taxe d’habitation. En revanche, ils peuvent être soumis à d’autres dispositifs, comme la taxe sur les logements vacants, selon leur situation et leur localisation.

Faut-il déclarer une résidence secondaire aux impôts ?

Depuis 2023, une nouvelle obligation concerne les propriétaires : la déclaration d’occupation des biens immobiliers.

Les propriétaires doivent déclarer l’occupation de leurs biens immobiliers dans leur espace personnel sur impots.gouv.fr, via le service « Gérer mes biens immobiliers ».

Cette déclaration permet d’indiquer si le logement est occupé comme résidence principale, comme résidence secondaire, mis en location, occupé gratuitement ou vacant, ainsi que les informations sur l’occupant.

Cette déclaration doit être mise à jour en cas de changement de situation.

Bon à savoir : au moment de faire votre déclaration de revenus, un message peut apparaître dans votre espace personnel pour vous inviter à compléter ou vérifier votre déclaration d’occupation.

Et pour les locataires ?

Les locataires n’ont généralement pas cette déclaration d’occupation à faire. En revanche, ils doivent veiller à déclarer correctement leur adresse de résidence principale dans leur déclaration de revenus, lorsque celle-ci se situe en France.

Qui peut être exonéré de la taxe d’habitation ?

Exonération pour la résidence principale

Depuis 2023, la règle est claire : la taxe d’habitation a été supprimée pour les résidences principales.

Si votre logement est votre résidence principale, vous ne devez plus payer cette taxe.

Exonérations possibles pour certaines résidences secondaires

Pour les résidences secondaires, les exonérations sont assez rares. Cela dit, dans certaines situations particulières, il est possible d’en bénéficier :

1. Entrée en établissement spécialisé

Si vous quittez votre résidence principale pour entrer en EHPAD ou dans un établissement de soins de longue durée, votre ancien logement peut, dans certains cas, être exonéré.

2. Dans les zones France ruralités revitalisation

Dans certaines communes situées en zone France Ruralités Revitalisation (FRR), une exonération peut être accordée, sur décision de la commune, pour certains meublés de tourisme classés ou chambres d’hôtes.

3. Situations exceptionnelles

Dans certaines situations très particulières — retour en France après une crise, par exemple — vous pouvez contacter l’administration fiscale pour demander un examen de votre situation.

L’exonération n’est pas automatique et doit toujours être justifiée.

Combien coûte la taxe d’habitation sur une résidence secondaire ?

Comment est calculée la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ?

La taxe d’habitation sur les résidences secondaires n’est pas un montant fixe. Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du logement et de ses dépendances, à laquelle sont appliqués les taux votés par les collectivités locales.

La valeur locative cadastrale dépend notamment des caractéristiques du logement, comme sa surface, sa localisation, son niveau de confort et son état. Le montant final dépend ensuite des taux votés localement.

Combien coûte la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à Paris ?

À Paris, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires peut être élevée, notamment en raison des taux locaux et de la majoration applicable.

Son montant varie fortement selon les caractéristiques du logement, et peut parfois représenter l’équivalent d’un mois à un mois et demi de loyer.

Pourquoi le montant peut être élevé ?

Dans certaines communes, une majoration de la taxe d’habitation peut s’appliquer aux résidences secondaires. Elle peut aller de 5 % à 60 % de la part de taxe revenant à la commune.

L’objectif est de limiter les logements peu occupés et de favoriser leur mise sur le marché pour les résidences principales.

Vous pouvez demander à être exonéré de cette majoration dans l’un des cas suivants :

  • Votre travail vous oblige à vivre dans un autre logement que votre résidence principale.
  • Vous avez dû quitter votre résidence principale pour vivre durablement dans un établissement de soins.
  • Vous ne pouvez pas vivre dans ce logement comme résidence principale pour une raison indépendante de votre volonté.

Vous devez envoyer cette demande au service des impôts des particuliers dont dépend votre résidence secondaire.

Quand faut-il payer la taxe d’habitation ?

Les avis de taxe d’habitation sont généralement envoyés au cours du dernier trimestre de l’année.

La date limite de paiement est indiquée sur l’avis, souvent en novembre ou décembre. En cas de paiement en ligne ou par prélèvement, le débit peut intervenir quelques jours plus tard.

Il est important de toujours vérifier la date mentionnée sur votre avis d’imposition.

Que faire en cas d’erreur sur votre avis de taxe d’habitation ?

Des erreurs peuvent arriver, surtout après un déménagement ou un changement de situation. Si vous recevez un avis de taxe d’habitation incorrect, mieux vaut réagir rapidement.

Vous pouvez effectuer une réclamation en ligne sur impots.gouv.fr :

  • Connectez-vous à votre espace personnel.
  • Accédez à la Messagerie sécurisée.
  • Cliquez sur Écrire > Réclamation/Contestation > Taxe d’habitation.

Vous pouvez également adresser un courrier au centre des finances publiques dont dépend le logement.

Quels justificatifs fournir ?

Pour appuyer votre demande, vous pouvez joindre les justificatifs suivants :

  • votre contrat de location ;
  • une preuve de date d’entrée ou de sortie ;
  • des factures : électricité, gaz, internet ;
  • un justificatif de résidence fiscale ;
  • un acte de vente si le bien a été cédé.

Conseils pratiques si vous occupez une résidence secondaire

Si vous avez un logement secondaire ou un pied-à-terre, prenez le temps de vérifier les points suivants :

  • Vérifiez que le logement est bien considéré comme résidence secondaire par l’administration fiscale.
  • Assurez-vous que votre situation est cohérente avec vos autres déclarations.
  • Prévoyez le montant de la taxe d’habitation, qui peut être élevé dans certaines villes comme Paris.
  • Gardez tous les documents liés à votre logement.

Si vous avez un doute ou une situation particulière — mobilité professionnelle, double résidence, expatriation — le mieux est de contacter directement les impôts.

Au final, bien comprendre votre statut de résidence et anticiper vos obligations fiscales vous permettra d’éviter les erreurs et les mauvaises surprises.

Rédaction : Siyi CHEN

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